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Leçons sur la persévérance par une grande lâcheuse.

La persévérance est l’apprentissage de toute une vie. La résignation acquise, le manque de soutien et d’acharnement peuvent nuire à celle-ci.

J’écoute présentement la série nommée ta progression spirituelle du pasteur Ivan Carluer de l’église Martin Luther King à Paris. Cette série porte sur la persévérance et sur la croissance spirituelle.

Au début des deux premiers épisodes, Ivan Carluer nous rappelle la loi de Lenz stipulant (à peu près) que toute force appliquée générera une force opposée. Par exemple, si on jette un crayon sur le sol, le crayon va rebondir à cause de la force opposée induite par le sol. C’est sûr qu’un physicien l’expliquerait mieux que moi, mais grosso modo, ce qu’il voulait nous faire comprendre c’est qu’à chaque fois qu’on tentera de faire le bien, une force opposée se dressera contre cette action. Ainsi, selon Ivan Carluer, le découragement vient du manque d’anticipation de l’opposition qui surviendra face à notre action. Je crois en effet qu’il a raison.

Dans ma réflexion sur ma propre persévérance, j’ai relevé trois autres points qui mènent au découragement :

La résignation acquise, un frein majeur à la persévérance

La peur d’échouer à nouveau vous paralyse ? Vous en avez marre de frapper continuellement le même mur donc vous avez inconsciemment ou sciemment décidé de ne plus essayer. C’est normal, c’est ce qu’on appelle la résignation acquise ou l’impuissance apprise. Ce phénomène a longuement été étudié par des psychologues, sociologues ainsi que par de nombreux pédagogues, car il s’applique à plusieurs domaines de la vie tant professionnel, académique ou affectif.

Certains psychologues préconisent une approche positiviste face à ce genre de trouble. Ils avancent qu’à force de se répéter que « nous sommes capables d’y arriver » ou de se redire d’autres phrases positives, ça augmenterait la confiance en soi et ça nous permettait de « désapprendre » l’impuissance liée à une ou plusieurs expériences négatives.

Malheureusement, dans mon cas, ce type de stratégies ne fonctionnent pas. Face à ce blocage cognitif, je préfère analyser les facteurs qui contribuent aux échecs systématiques, et considérer d’autres façons de m’y prendre. Je me remets ensuite complètement à Dieu pour qu’il me porte de l’autre côté de la barrière. Un peu comme le faisait le professeur et psychologue américain Martin Seligman avec ses chiens qui avaient été conditionnés pour ne plus fuir les conditions douloureuses qu’ils subissaient. Afin de déprogrammer leur résignation acquise, il a fallu que les expérimentateurs leur montrent plusieurs fois la façon sécuritaire de franchir un muret afin d’éviter l’électrocution. De même, je crois que le meilleur moyen de déconstruire les nombreux blocages cognitifs acquis au cours des années est de laisser Dieu me guider, me montrer et me porter jusqu’à ce que j’y parvienne seule à nouveau.

Le manque de soutien et de ressources fait obstacle à la persévérance

Êtes-vous bien entouré ? Grâce à la complexité de certains projets et des fonds limités dont je disposais, j’ai dû apprendre à faire beaucoup de choses par moi-même. Par exemple, j’ai ajouté à mes aptitudes la programmation sommaire de site web en HTLM, la création de logos ou encore la gestion des états financiers de mes nombreux projets.

Toutefois, l’autosuffisance a ses limites. On arrive difficilement à tout faire soit même, surtout lorsqu’on n’est pas entrepreneur à temps plein. Le temps et l’expertise nous manquent. Sans compter que lorsqu’on frappe un mur, c’est plus facile lorsqu’on est entouré de partenaires pour nous motiver à continuer.

Mieux vaut être à deux que tout seul. On tire alors un bon profit de son labeur. Et si l’un tombe, l’autre le relève, mais malheur à celui qui est seul et qui vient à tomber sans avoir personne pour l’aider à se relever. 

Ecclésiaste 4:9-10 BDS

Le manque d’acharnement (ou de passion) dans l’accomplissement de la vision nuit à la persévérance

À quel point le voulez-vous ? Bien souvent, au cours de la réalisation d’un projet, je me suis mise à baisser les bras au fur et à mesure où la flamme ou le désir de réussir s’éteignaient.

C’est facile d’avoir des idées. J’en ai plein la tête, les carnets et les clés USB. De les démarrerr c’est une chose, mais de les faire croître en est une autre. De l’aboutissement d’un projet à sa maturité il y a tout un monde. Ma force c’est de générer des idées, de développer des concepts et de démarrer des projets. J’arrive à en faire aboutir une poignée et de cette poignée ceux qui parviennent à maturité sont infimes. Pourquoi ? Parce que le coût de les faire croître devient trop grand par rapport au désir de les voir grandir.

Lorsque j’ai démarré Événements à la folie! J’avais en tête de développer une boite autonome qui roulerait sous la direction d’une équipe chevronnée. Je n’avais pas l’intention de devenir chef d’entreprise, mais plutôt d’en être propriétaire. Par contre, une de mes faiblesses c’est de mobiliser des gens autour de mes projets suffisamment pour qu’ils s’y attachent.

Le danger avec le démarrage en série de nouveaux projets et de leurs abandons successifs c’est que l’entourage se désillusionne de leurs réussites et ne nous prend plus au sérieux. J’ai brûlé plusieurs précieux appuis à force d’embarquer des personnes dans des projets qui finissent par ne pas atteindre les objectifs escomptés. Afin de moins m’éparpiller, j’ai décidé de poursuivre des objectifs mesurables. Cela me permettra de me concentrer sur des buts précis et sur une vision atteignable à court terme.

Le journal d’Anathalie est le dernier bébé à avoir vu le jour.

Mon premier objectif est de publier du contenu régulier (aux deux semaines) sur le blogue pour la prochaine année.

En deuxième lieu, j’aimerais atteindre 2000 nouveaux visiteurs sur le site et 100 abonnés sur la chaîne YouTube entre le 11 octobre 2019 au 11 octobre 2020.

Enfin, je prie pour que plusieurs personnes soient touchées par les textes et par les vidéos mis en ligne et que Dieu se manifeste dans leurs vies puissamment.

La persévérance c’est un apprentissage de toute une vie. On peut être très persévérant dans certains domaines alors que pour d’autres c’est pratiquement impossible de poursuivre ce qu’on a entamé. Thomas Carlyle a dit que « le génie c’est une capacité infinie à accepter la douleur ». Je ne sais pas dans quel contexte il a prononcé ces paroles, mais ce que j’en tire c’est que ceux qui deviennent des génies ont dû apprendre à affronter la souffrance afin d’atteindre les plus hauts niveaux d’expertise de leur domaine. Ils ont maitrisé l’art de la persévérance dans leur sphère de connaissances ou d’aptitudes. Il faut sans cesse surmonter les obstacles pour atteindre nos objectifs et pour réaliser nos rêves.

About Author

Du plus loin qu’elle se souvienne, Anathalie a toujours aimé Dieu. Malgré les chemins tortueux qu’elle a empruntés, Il est demeuré fidèle et ne l’a jamais laissé tomber. Anathalie a grandi dans une petite église méthodiste libre de la communauté haïtienne de Montréal où ses parents étaient impliqués dans le ministère ecclésiastique. Dès un très jeune âge, elle donne sa vie au Seigneur et s’implique à son tour pour l’avancement d l’œuvre de Dieu. Depuis juin 2014, elle fréquente l’église La Chapelle à Montréal où elle met ses dons, ses talents et son expérience au service de l’équipe des opérations et de l’équipe d’accompagnement spirituel de l’église. En 2018, elle entame des études en théologie dans le but de devenir aumônière et de venir en aide aux personnes qui souffrent. « On dit de moi que je suis une femme passionnée, créative, réservée et déterminée. J’ai la dent sucrée, je suis parfois dans la lune, j’aime les vieux films et les feuilletons français et je déteste les pieds… Mais vraiment là! »

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