Témoignage personnel

Faites ceci (ensemble) en mémoire de moi

En mémoire de moi… afin de se souvenir, de se rémémorer, de ne pas oublier… Faites-le… « ensemble » sous-entend-Il… Souvenez-vous de mon Amour envers vous ENSEMBLE et soyez reconnaissants. C’est ce que devrait être la communion. Or, nous entrons, malgré nous, dans une aire où être ensemble revêt une tout autre allure. Communier ensemble en mémoire de Jésus est, certes, bien différent mais il n’en demeure pas moins essentiel à notre marche chrétienne… aujourd’hui plus que jamais!

En mémoire de moi. Ces mots résonnent dans mon âme alors que toutes nos institutions sociales semblent s’effondrer et que partager un repas familial et entre amis est devenu une violation civique
Crédit : Le journal d’Anathalie

À quoi ressemble votre quotidien depuis la date fatidique du 13 mars dernier ?

  • Est-ce le chahut perpétuel des enfants qui s’ennuient de leurs camarades de classe ?
  • Est-ce que ça ressemble au stress de devoir jumeler le télétravail, l’éducation des enfants et la vie de couple ?
  • Est-ce plutôt la gestion du stress d’avoir perdu son emploi, de devoir s’occuper de quelqu’un de malade ou d’être soi-même contaminé ?
  • Avez-vous dû retourner chez vos parents ou déménager en collocation pour des raisons économiques ou sociales ?
  • Peut-être que la solitude vous pèse et que vous en avez marre de passer vos journées sur Netflix.
  • Peut-être que, comme moi, vous passez vos journées en visioconférence et que vous travaillez maintenant deux fois plus qu’auparavant afin de suppléer au manque de ressources humaines.
  • Peut-être vous inquiétez-vous pour vos parents ou grands-parents qui sont confinés dans une résidence pour personnes âgées ou dans un CHSLD.

Bref, comme dirait Corneille dans sa chanson, plus rien n’est pareil… Et en cette période Pasquale, j’avais besoin d’arrêter le temps et de revenir un peu en arrière. Avant les arcs-en-ciel, avant l’incertitude, avant les nouvelles fatalistes, avant les points de presse quotidiens, avant les mises à pied de masse, avant le PCU et le N95, les inquiétudes, le confinement, la distanciation. À l’époque où nous pouvions tendre la main à un étranger sans nous demander s’il respectait bien les mesures sanitaires de bases. Cette époque pas si lointaine où nous pouvions nous embrasser, danser collé-serré, où la notion de deux mètres étaient encore un peu flou dans notre esprit et où nous pouvions sortir de la maison avec insouciance… sans nous demander s’il y avait un risque d’être contaminé.

Vous souvenez-vous comme c’était simple de recevoir un colis sans nous méfier de l’expéditeur, du livreur, de l’enveloppe et du contenu de la boite ? Lorsque nous n’avions pas à nous laver les mains à chaque étape du processus du déballage de l’objet que nous attendions avec impatience. Nous vivons une troisième guerre mondiale et cette fois, l’ennemi à abattre est de nature biologique ET psychologique.

Puis j’ai remonté le temps un peu plus loin, aux Vendredis Saints et aux Dimanches Pascaux de mon enfance : les animations théâtrales, les sept dernières paroles du Christ, la Pâque à l’aube, les habits blancs et rouges, le sanctuaire en fleurs, les chants des enfants ainsi que ceux de la chorale des dames, les louanges de l’assemblée, les super longues prédications du pasteur désigné puis la Sainte Cène. Ce moment de communion entre frères et sœurs où nous partagions le pain et le vin.

En mémoire de moi : la communion

Cette tradition a été instituée par Jésus lorsqu’Il célébra la Pâque avec Ses disciples. Lors de Son dernier repas, Jésus dit : « Faites ceci en mémoire de moi… » Lc 22 : 19. En mémoire de Moi. Ces mots résonnent dans mon âme alors que toutes nos institutions sociales semblent s’effondrer et que partager un repas avec famille élargie et amis est devenu une violation civique. Or, Jésus nous invite à nous souvenir de Lui. Comment ? En mangeant le pain et le vin ensemble. Pourquoi ? Afin de ne pas oublier le sacrifice de réconciliation à la croix qu’Il a souffert pour nous collectivement (Col 1 : 19-23).

Qui est invité à cette table de la réconciliation ? Jésus répond en ces termes : « Ceux qui ont persévéré avec moi dans mes épreuves » (Lc 22 : 28) en parlant de Ses disciples. Nous aussi, nous pouvons réclamer une place à la table du Seigneur, car Il est aussi mort afin que nous mangions et que nous buvions à Sa table dans Son royaume éternel. (Lc 22 : 30)

Pour beaucoup d’entre nous, la saison que nous vivons présentement est probablement la plus difficile que nous vivrons de toute notre vie. Ensemble, nous écrivons l’histoire et ensemble nous surmonterons cette épreuve, car que nous vivions ou que nous mourrions, nous sommes à Christ (Rm 14 : 8) et nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés (Rm 8 : 37).

Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.

Rm 8 :38–39

Prions

Papa, en ce vendredi qui nous rappelle Ton sacrifice à la croix, nous voulons nous souvenir de Toi, de ce que Tu as souffert lorsque Tu as vu Ton Fils Unique mourir à la croix afin que nous soyons réconciliés pleinement avec Toi. Merci pour cette assurance du Salut que nous avons aujourd’hui par Jésus. Merci pour Ton Amour Divin. Merci pour ce repas qui nous unit au Christ ainsi qu’à nos frères et sœurs pour l’éternité. Amen !

About Author

Du plus loin qu’elle se souvienne, Anathalie a toujours aimé Dieu. Malgré les chemins tortueux qu’elle a empruntés, Il est demeuré fidèle et ne l’a jamais laissé tomber. Anathalie a grandi dans une petite église méthodiste libre de la communauté haïtienne de Montréal où ses parents étaient impliqués dans le ministère ecclésiastique. Dès un très jeune âge, elle donne sa vie au Seigneur et s’implique à son tour pour l’avancement d l’œuvre de Dieu. Depuis juin 2014, elle fréquente l’église La Chapelle à Montréal où elle met ses dons, ses talents et son expérience au service de l’équipe des opérations et de l’équipe d’accompagnement spirituel de l’église. En 2018, elle entame des études en théologie dans le but de devenir aumônière et de venir en aide aux personnes qui souffrent. « On dit de moi que je suis une femme passionnée, créative, réservée et déterminée. J’ai la dent sucrée, je suis parfois dans la lune, j’aime les vieux films et les feuilletons français et je déteste les pieds… Mais vraiment là! »

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