Témoignage personnel

C’est difficile! : faire face au découragement

Les situations sont parfois difficiles mais il faut toujours garder espoir. Portrait d'Anathalie Jean-Charles pris par Christina Esteban pour le projet #HERSTORY Montreal.
Crédit Photo : Christina Esteban Photography
Pour le projet #HERSTORY Montreal
Maquillage : Charlotte-Marie Flannery

Je vis des moments plutôt difficiles ces dernières semaines. Au printemps, j’ai eu à cœur d’écrire et de débuter une chaîne YouTube, mais je ne savais pas trop sur quoi écrire. Puis, il y a quelques semaines, alors que j’étais profondément attristée et que je priais, j’ai compris qu’il fallait que je partage mon expérience sur ce que j’ai vécu lors de la dépression ainsi que sur ce que j’ai appris au travers de la souffrance.

L’hésitation

D’abord j’ai hésité. Je suis assez réservée et très peu de personnes ont été témoins de ma déchéance. Je ne voulais pas me révéler et je voulais préserver mon jardin secret. Puis j’ai prié. J’ai confié mes craintes à Dieu. Je Lui ai dit combien ça me coûtait de parler de ma souffrance et de ce que j’avais vécu. Je Lui ai dit que je ne voulais pas exposer mon histoire au grand jour et ainsi mettre ma dignité en péril. En plus, j’avais encore mal de la situation que je vivais à ce moment-là.

Faux départ?

Malgré la peur, je me suis lancée dans ce nouveau défi avec la conviction que c’était ce que j’étais appelée à faire. Le lendemain j’ai acheté mon nom de domaine puis je me suis mise à écrire et à mettre des articles en ligne sans en parler aux personnes de mon entourage. Une fois publié, j’ai souvent voulu retrancher des sections entières de mon témoignage que je trouvais trop sensibles ou trop personnelles. Je me sentais nue. En fait, ce projet me met à nu et je ne suis pas habituée à être aussi vulnérable.

Le doute

Ça fait plusieurs jours que j’ai de la difficulté à écrire. Je ne sais plus quoi dire ou comment le dire. En plus, ma vie n’est pas simple en ce moment. Je dois affronter beaucoup de choses en même temps et je me dis : comment puis-je encourager ceux qui souffrent alors que je n’y arrive même pas moi-même? J’ai eu envie de tout abandonner. 

La consolation

J’ai passé quelques heures à pleurer et à épancher ma peine devant Dieu. Je Lui ai tout dit : mes peurs, mes inquiétudes, mes déceptions, mes incompréhensions… Puis au milieu de mes larmes, j’ai voulu lire les Psaumes 27 et 28. 

Dans sa détresse David écrit:

Oh! Si je n’étais pas sûr de voir la bonté de l’Éternel sur la terre des vivants! Espère en l’Éternel! Fortifie-toi et que ton cœur s’affermisse. Espère en l’Éternel!

Ps 27 :13-14

La reconnaissance

Je me suis ensuite souvenue de mon parcours avec Lui au cours de la dernière année : la façon dont Il a agi en moi, dont Il m’a fait croître de façon exponentielle, ce que j’ai reçu de Sa part, comment Il m’a permis d’aider ou de guider d’autres personnes dans leur destinée ou au travers de leurs épreuves. Je me suis souvenue des promesses qu’Il m’a faites et de chacune des confirmations que j’ai reçues au cours de l’année ainsi que de chaque encouragement à garder la foi.

Une déclaration de foi

J’ai donc prié en ces termes :

Papa, je ne comprends pas ce qui m’arrive aujourd’hui. Pourquoi je dois vivre autant de douleurs ni pourquoi c’est aussi difficile ni pourquoi je dois prendre autant de détours pour atteindre mes buts. Mais j’ai choisi de Te faire confiance. Je ne crois pas que Tu m’aies guérie de la dépression pour que j’y replonge. Je ne crois pas que Tu aies fait tout ce parcours avec moi pour qu’aujourd’hui tout s’écroule. Je sais ce que Tu m’as dit et je ne suis pas folle. Je crois en Tes Promesses et quel que soit ce qui peut m’arriver je place ma confiance en Toi. Je garde les yeux fixés sur Toi et sur ce que Tu veux réaliser avec moi. Reprends le contrôle de mes pensées et soutiens ma foi. Je suis assise dans le vide présentement, mais je m’appuie sur Toi. 

Puis, voici ce que j’ai vu alors que je terminais de prier :

J’étais en position de squat (comme si j’étais assise sur une chaise invisible). Je peinais à maintenir la position, mais un bras s’approcha de moi. Je pris appui sur lui, mais mes jambes continuaient de flancher. La personne se plaça ensuite derrière moi de sorte que mon dos prenne appui sur sa poitrine comme si je m’appuyais sur un mur. 

J’ai essuyé mes larmes et je me suis mise à écrire ce billet.

Mon encouragement

Je vais maintenant prier pour vous qui me lisez aujourd’hui:

Papa, je Te remercie pour la vie de la personne qui lit ce texte aujourd’hui. Je Te remercie pour tout ce que Tu as placé dans son cœur, pour ses rêves et pour les projets que Tu lui as communiqués. Merci pour chacune des promesses que Tu lui as personnellement faites. Pour chacune d’elle, je sais que Tu as déjà préparé le chemin afin qu’elle s’accomplisse, car Tu as dit au prophète Jérémie que Tu veilles sur Ta Parole afin de l’accomplir (Jer 1:12). Je Te prie aujourd’hui d’être pour cette personne une ancre et un appui qui ne manquent jamais au jour de la détresse. Qu’elle puisse être assurée que quoiqu’il se passe, Tu ne la laisseras jamais tomber. Amen!

About Author

Du plus loin qu’elle se souvienne, Anathalie a toujours aimé Dieu. Malgré les chemins tortueux qu’elle a empruntés, Il est demeuré fidèle et ne l’a jamais laissé tomber. Anathalie a grandi dans une petite église méthodiste libre de la communauté haïtienne de Montréal où ses parents étaient impliqués dans le ministère ecclésiastique. Dès un très jeune âge, elle donne sa vie au Seigneur et s’implique à son tour pour l’avancement d l’œuvre de Dieu. Depuis juin 2014, elle fréquente l’église La Chapelle à Montréal où elle met ses dons, ses talents et son expérience au service de l’équipe des opérations et de l’équipe d’accompagnement spirituel de l’église. En 2018, elle entame des études en théologie dans le but de devenir aumônière et de venir en aide aux personnes qui souffrent. « On dit de moi que je suis une femme passionnée, créative, réservée et déterminée. J’ai la dent sucrée, je suis parfois dans la lune, j’aime les vieux films et les feuilletons français et je déteste les pieds… Mais vraiment là! »

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