Témoignage personnel

Notre mission : surmonter les malencontreux évènements.

Malgré les contrariétés de la vie, il faut garder les yeux sur la mission, sur Dieu et sur ses promesses.
Collage : Le journal d’Anathalie

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller un matin et de vous sentir investi d’une mission? Vous êtes déterminé à accomplir une liste de tâches bien précises et vous vous sentez prêt, mais dès que vous posez le pied au sol pour enfiler vos pantoufles, les premiers obstacles se dressent déjà sur votre chemin…

Une série de malencontreux évènements

La dernière fois que ça m’est arrivé, c’était le jeudi 24 janvier 2019. Ma meilleure amie de la Floride vivait des moments très difficiles. Le mercredi soir, j’ai décidé d’acheter un billet d’avion pour lui rendre visite pour deux jours. J’ai donc réservé mon billet et ma place de stationnement à l’aéroport de Montréal. Mon vol était prévu pour jeudi matin à 6h00. La veille on avait annoncé de la pluie en journée, mais rien de bien grave… Lorsqu’est venu le temps de partir pour l’aéroport, j’ai vu que la lumière à l’intérieur de ma voiture était restée allumée depuis 20h00 la veille. Il était 3h45. J’habite à 30 minutes de route de l’aéroport en condition normale sauf que :

  • La batterie de mon véhicule était à plat.
  • La voiture ne démarrait pas.
  • Il y avait une tempête de verglas.
  • Le service d’assurance routier (CAA) n’envoyait pas de patrouille avant plusieurs heures.
  • Les taxis ne voulaient pas sortir à cause du mauvais temps. J’ai dû attendre une quarantaine de minutes pour qu’un chauffeur arrive. Il était 4h22. Je devais déjà être à l’aéroport.
  • Ensuite, je me suis fendu la main en tombant sur la glace devant la maison. J’ai saigné et j’ai taché mon pantalon gris pastel de mon sang (eh oui! je portais des vêtements de vacancière!).
  • Dans ma chute, mes bagages se sont ouverts… J’ai dû tout ramasser sur la patinoire qu’était devenue l’entrée de la maison.
  • Les routes étaient impraticables. Il y avait de l’eau partout! Le chauffeur de taxi faisait de l’aquaplanage sur l’autoroute. J’étais certaine qu’on allait percuter un camion. J’avais littéralement peur pour ma vie.

Mission sabordée!

Par contre, je gardais mon calme. Dès que je suis rentrée dans le taxi, j’ai ouvert ma Bible en ligne et j’ai commencé à lire. Mais le véhicule glissait tellement que je ne parvenais pas à rester concentrée sur ma lecture. Donc j’ai décidé de vérifier si mon vol avait été annulé ou planifié pour plus tard. L’aéroport de Montréal indiquait que mon vol avait été replanifié pour 14h10. Nous avions presque dépassé la sortie Décarie pour continuer sur la 40 vers l’aéroport Pierre Elliot Trudeau lorsque j’ai demandé au chauffeur de faire demi-tour. Mais un doute subsistait dans mon esprit… Arrivée à trois coins de rue de la maison, je vérifiai mon numéro de vol sur le site du charter… Je m’étais trompée de vol. Il était déjà l’heure de l’embarquement. Il était trop tard. Je devais attendre l’ouverture du service à la clientèle du charter à 8h00 pour savoir si on pouvait me mettre sur un autre vol dans la journée. Eh bien non! Je n’avais pas acheté d’assurance annulation de voyage.

Mission accomplie!

Ça, c’était il y a huit mois. La semaine dernière, je devais prendre un vol pour me rendre à Minneapolis pour affaire. Mon vol était à 17h00 et j’arrivai à l’aéroport à 15h00. Tout allait parfaitement bien jusqu’à ce que j’arrive dans la bretelle menant vers le stationnement étagé de l’aéroport de Montréal. J’étais prise au beau milieu de la manifestation des chauffeurs de taxi contre la dérèglementation de l’industrie. Après avoir réussi à convaincre les automobilistes qui me suivaient de faire marche arrière afin de nous dépêtrer du bouchon, j’ai passé plus d’une heure à faire le tour de l’aéroport pour trouver une entrée vers ma place de stationnement. J’ai finalement réussi à garer ma voiture trente minutes avant le décollage. J’ai passé les douanes à 16h45 et j’ai embarqué à bord de l’avion moins de dix minutes avant le décollage.

J'étais sur le point de réussir ma mission lorsque j'ai été prise au beau milieu de la manifestation des chauffeurs de taxi contre la dérèglementation de l’industrie.
J’étais sur le point de réussir ma mission lorsque j’ai été prise au beau milieu de la manifestation contre la dérèglementation de l’industrie du taxi.

Rapport de missions

Une des leçons que j’ai apprises de ces mésaventures, c’est de garder les yeux fixés sur la mission. Malgré tout ce qui se passait sur la route, il aurait fallu que je demeure concentrée sur l’objectif final et non sur ce qui se passait autour de moi. En janvier dernier, peut-être qu’en arrivant à l’aéroport on ne m’aurait pas laissé m’enregistrer pour le vol, mais peut-être que j’aurais pu les convaincre… On ne le saura jamais. Dans tous les cas, ces aventures sont de belles leçons pour la vie pratique et pour ma vie spirituelle. Vous savez, lorsque tout va vraiment mal et qu’on a l’impression que toutes les « forces de l’enfer » se sont liguées contre nous au même moment pour nous faire la vie dure… il faut savoir garder le cap, fixer les yeux sur Dieu et sur la mission à accomplir ou sur Ses promesses envers nous.

Gardons les yeux sur Jésus qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection.

Heb 12 :2a

Papa, je Te prie pour la personne qui lit cet article aujourd’hui. Toi seul connais les défis et les obstacles qu’elle doit affronter tous les jours. Je Te demande, Papa, de lui donner la force de surmonter toutes les difficultés et de lui permettre de garder les yeux fixés sur Toi, sur sa mission et sur les promesses que Tu lui as faites. Amen!

About Author

Du plus loin qu’elle se souvienne, Anathalie a toujours aimé Dieu. Malgré les chemins tortueux qu’elle a empruntés, Il est demeuré fidèle et ne l’a jamais laissé tomber. Anathalie a grandi dans une petite église méthodiste libre de la communauté haïtienne de Montréal où ses parents étaient impliqués dans le ministère ecclésiastique. Dès un très jeune âge, elle donne sa vie au Seigneur et s’implique à son tour pour l’avancement d l’œuvre de Dieu. Depuis juin 2014, elle fréquente l’église La Chapelle à Montréal où elle met ses dons, ses talents et son expérience au service de l’équipe des opérations et de l’équipe d’accompagnement spirituel de l’église. En 2018, elle entame des études en théologie dans le but de devenir aumônière et de venir en aide aux personnes qui souffrent. « On dit de moi que je suis une femme passionnée, créative, réservée et déterminée. J’ai la dent sucrée, je suis parfois dans la lune, j’aime les vieux films et les feuilletons français et je déteste les pieds… Mais vraiment là! »

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