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La santé mentale dans les communautés noires

Everybody's hurt

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Le Journal d’Anathalie souligne la Journée mondiale de la santé mentale 2020 en soutenant les personnes issues des communautés noires et les chrétiens Canadiens touchés par des détresses psychologiques.

Montréal, Canada ; 5 octobre 2020 — C’est dans un contexte pandémique et de tensions raciales exacerbées par les bavures des brutalités policières fortement médiatisées que le Journal d’Anathalie célèbre cette année la Journée mondiale de la santé mentale en proposant de nouvelles ressources visant à soutenir les personnes souffrant de problèmes liés à la santé mentale, notamment les personnes provenant des communautés noires et racisées.

Les personnes issues de communautés immigrantes ou racisées plus vulnérables aux troubles de santé mentale.

Les études indiquent que les populations d’immigrants racialisés et les populations autochtones ont une prévalence plus élevée de détresse mentale et/ou de risque de suicide que la moyenne des Canadiens. Par ailleurs, les personnes qui subissent des microagressions raciales sont plus susceptibles de présenter des symptômes liés à l’anxiété et à la dépression que le reste de la population. « Dans des conditions où les vulnérabilités des membres des communautés noires et racialisées atteignent leurs paroxysmes, il est primordial de mieux les outiller afin de les soutenir psychologiquement et de normaliser le recours à des services professionnels en santé mentale », indique Anathalie Jean-Charles, instigatrice du blogue qui a été lancé il y a un an pour l’Action de grâce. Madame Jean-Charles ajoute qu’« Aujourd’hui plus que jamais, nous devons investir davantage en santé mentale pour protéger la population générale et les communautés racisées qui subissent, en plus de la COVID, de fortes pressions liées aux racismes ».

Un besoin criant de services personnalisés en santé mentale pour les personnes racialisées.

C’est dans l’optique de mettre en lumière les ressources d’aide existantes pour desservir les communautés noires ou chrétiennes qu’Anathalie a mis en ligne une nouvelle page web intitulée « Soignants » qui recense les services professionnels en santé mentale et en accompagnement spirituel au Québec et en Ontario. « J’espère sincèrement que cette page servira à réduire le taux de retard à l’accès aux services de soins en santé mentale au sein des communautés noires pour que ces personnes puissent souscrire à un service d’aide au tout début de leurs difficultés contrairement à moi qui ai beaucoup trop tardé lorsque je suis tombée en dépression il y a trois ans », signale-t-elle. Aussi, madame Jean-Charles mentionne que lors du développement de cette nouvelle ressource s’adressant principalement aux chrétiens et aux personnes issues des communautés noires, la nécessité de créer un répertoire québécois lui est apparue évidente afin de regrouper les professionnels ayant une affinité avec ces communautés qui abordent les troubles de santé mentale en prenant compte des subtilités culturelles qui influencent les comportements et les perceptions. « Je crois qu’offrir des alternatives aux services du courant dominant, et culturellement adaptés aux particularités ethnoculturelles est un gage de succès des interventions thérapeutiques auprès des Noirs et des immigrants ».

Everybody’s hurt: la force du collectif

Dans la même veine, Anathalie ouvre l’espace de son Journal à la plume de nouvelles contributrices : Candice Maxis, directrice en ressources humaines et Sarah Bellefleur, travailleuse sociale spécialisée en santé mentale et aumônière de crise pour l’Association Évangélique Billy Graham, collaboreront au projet Everybody’s hurt du Journal d’Anathalie qui vise à donner la parole à des femmes qui ont des perles à partager sur la souffrance humaine, les épreuves, l’adversité et les défis de la vie. Ainsi, ce nouveau projet soutient la mission du Journal qui souhaite encourager les personnes aux prises avec des troubles de santé mentale tout en brisant les tabous qui subsistent encore autour de la souffrance et la maladie mentale au sein des communautés noires et dans les communautés chrétiennes. « Je souhaite que mes partages contribueront à normaliser un peu le fait de se sentir dépassée par les évènements de la vie. Nous sommes tous humains après tout » affirme madame Maxis.

Pour sa part, Sarah Bellefleur aimerait faire comprendre aux gens qui la liront qu’ils ne sont pas seuls dans leur souffrance et que même si leur souffrance actuelle est très vive et très profonde, et que celle-ci donne l’impression qu’elle persistera toujours, en réalité, elle ne sera pas forcément toujours là et qu’il y a toujours moyen d’aller mieux.

De plus, le collectif Everybody’s hurt permettra aussi à des femmes de tout acabit de soumettre des éditoriaux, des poèmes, ou d’autres formes d’art qui portent sur la santé mentale ou sur les épreuves qu’elles traversent à un moment ou à un autre de leur vie en vue d’être publiés sur le Journal d’Anathalie.

Le 8 octobre marquera le lancement du projet sur les médias sociaux et le premier article de Sarah Bellefleur sur le deuil sera en ligne dès le 9 octobre. De plus, vous pourrez lire l’article de Candice Maxis le 12 novembre sur la page Everybody’s Hurt du Journal d’Anathalie.

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Pour plus d’informations ou pour des questions relatives aux relations publiques, contactez :

Anathalie Jean-Charles

ajeancharles@icloud.com

514-900-1972

https://anathaliesdiary.ca/

Instagram | YouTube

Brisée : Préface

Déchéance : Ma dégringolade dans la maladie mentale

Faits sur la santé mentale au pays

Tous les Canadiens sont indirectement touchés par la maladie mentale, serait-ce par un membre de famille, un ami ou un collègue.

Faits sur la santé mentale dans les communautés noires

Selon la Dre Natasha Browne, une psychologue basée à Toronto, « Un homme ou une femme noire confrontée à un problème de santé mentale est plus susceptible de le cacher ou de retarder la recherche d’aide par peur d’être stigmatisé par les gens qui l’entourent. —Arti Patel, 2015—Huffpost

Des études indiquent que les populations d’immigrants racialisés et les populations autochtones ont une prévalence plus élevée de détresse mentale et / ou de risque de suicide que la moyenne des Canadiens. – Communauté d’intérêt pour les populations racialisées et la santé mentale et les dépendances, 2009

Les Afro-Canadiens sont aux prises avec une crise de santé mentale en progression ainsi que par une profonde crise d’identité. Les recherches indiquent que les Noirs accèdent aux services de santé mentale à un taux de retard de 50 % par rapport à tout autre groupe populationnel. – Norma Nicholson

Selon la Commission ontarienne des droits de la personne, la culture joue un rôle important dans la détermination de la façon dont nous identifions et traitons les problèmes de santé mentale.

Selon Kevin Washington, Ph.D., président de l’Association des psychologues noirs, “la race et le racisme jouent tous deux un rôle important dans la vulnérabilité des Noirs à la détresse mentale et notre réticence à se faire soigner. Sherri Williams, Ph.D., 2017

Les personnes qui subissent des microagressions raciales — insultes, invalidations et affrontements interpersonnels (subtils et souvent involontaires) — sont plus susceptibles à présenter des symptômes d’anxiété et de dépression, selon un Journal of Counseling 2014 ; Etude de développement.

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